The world is full of good memories.

The world is full of good memories.

The world is full of good memories.
If you just find the one to share with,
Your life’s a functional myth.
And if today’s made of woes or tragedies,
Oh, you just stand by, it blooms in history.
The kind which you remember with heart and dignity.

It may of course not happen in your prime,
Even take thirty years to ring a fonder chime.
Only that’s what you learn anyway :
Sweet memories and good times,
Won’t cover the same day.

The world is full of past unbeaten works,
Of the best ever done job
That could possibly emerge,
And even drawn from yesterday,
Had never gone this relevant.

So if you don’t like these years,
Find another time to get along with,
At least for an hour,
Stop paying attention to all these buzzes going on,
When there’s nothing outthere you aspire to belong.

It may not raise any high hope,
But only if you mistake the praising
Of our finest achievements,
For a stiff rejection of tomorrow’s feats.
When at the end,
What faith or projection might we throw in the future,
Without the remembrance of a nearly perfect day,
An almost ideal song, novel, movie, poem…
Of a near final thought, vision, discovery…
An almost perfect love,
An almost pure living… ?

And the world is full of those memories,
Of our shining pictures in the gallery.
You remember wars, plagues, atrocities,
But they’re only one side of the story.

As the other is filled with reminders
Of whatever great scene early mattered.
Hence if it should be the last reason
That would bring your soul horizon,
If the future seems life prison,
As your days unfold like treason,
Dare refuse the part in your present,
Out of you the past is renascent.

Les gens veulent.

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Il leur faut des trottoirs où n’erre aucun obstacle,
Assène au coin du bar une intruse, agitée.
D’un enfant, l’impulsive expédie l’habitacle,
Afin que tourne en cycle un bruit d’hérédité.

Lui vient-il au bon sens inhérent, d’éviter
L’embarras qui l’offense à raison d’un virage ;
Ou peut-être d’un mot _ d’ordinaire usité,
Au client sis de dos, réclamer le passage… ?

Il leur faudrait pouvoir, en toute égalité,
Du moindre usage induire une ample faculté.
Certains, de s’émouvoir à première occasion,
Ne souffrant qu’insuffire entrave une inclusion.

Posons qu’être bien né ouvre à de plus grands cieux ;
Mais d’emblée si nos gênes entrainent un contentieux,
Jusqu’où peut-on rogner l’étalon d’un costume,
À tout destin qu’il vienne épouser l’amertume… ?

On réclame un présent lavé de son histoire ;
D’aucuns voudraient absents du marbre de leurs pères,
Le nom et la figure, emblèmes ostentatoires,
Que ces gisants impurs estampillent à notre ère.

Mais quelle œuvre incendier, qui promettre au néant ?
Sait-on comment dédier nos rues d’épreuve au temps ?
Hier éclate en vain, paré de blanc ou noir ;
Le panthéon survient d’où s’éteint la mémoire.

On désigne un coupable, un vraisemblant fautif.
Il n’est jamais pensable, empreint de son tourment,
Que l’instrument du tort soit notre esprit rétif,
Où s’échafaude encore un bas ressentiment.

Pour en arriver là, plusieurs ont dû faillir ;
Et l’encre du faux-pas recoupe assez d’empreintes,
À visée d’œil instruit, au point de rejaillir
En désunion des plaintes échues au temps qui suit.

Le peuple est un récit sans dénouement commun,
Chacun son territoire, ou qu’on en vienne aux mains.
Éprouver l’interstice entre deux libertés,
Nous laissait pourtant croire au vivre en société.

Désormais l’on se tranche au gré de chaque enjeu,
À ses voisins de branche on répond du même « je ».
Figurants d’un partage où l’entre-soi prévaut,
Celui de genre ou d’âge, de croyance et de peau.

Le peuple est un vestige, encombré d’orateurs
Exhumant son prestige, à défaut d’unité.
De s’en réclamer face à tout contradicteur,
Au signifiant de « classe », offre un champ limité.

Viser l’universel à portée d’horizon,
En l’étroit d’un regard éclairci de raison.
Qui veut pointer le ciel atténue ses lumières,
Évitons que s’égare un absolu trop fier…

Et d’irrespect urbain en cinglant désaccord,
Au ton d’un mot bénin, jusqu’à saignée des corps,
Est-ce un écrou fatal, au cadran d’une époque,
Infligeant que s’emballe un climat d’entrechocs ?

Le « peuple » ou « les gens » veulent, empressent à devenir.
Et l’après qu’on ne cueille, à terme il faut saisir.
Mais s’il advient que seul le fait d’être nation
Porte espoir ou orgueil, à nous la damnation.

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(Dessins originaux : © Franck Dudin)